On carbure à la vapeur d’eau

On carbure à la vapeur d’eau

10 mai 2019 0 Par admin

Énergie : chez Seb’équipe, on carbure à la vapeur d’eau

Laurent Baltazar tient le catalyseur, à installer sur la ligne d’échappement, permettant de transformer l’eau en vapeur d’eau. 
Laurent Baltazar tient le catalyseur, à installer sur la ligne d’échappement, permettant de transformer l’eau en vapeur d’eau.  | OUEST-FRANCE

Delphine VAN HAUWAERT.

Modifié le 11/04/2019 à 12h09

Publié le 09/04/2019 à 18h39Lire le journal numérique ÉCOUTER LIRE PLUS TARDRecevez 
l’info matinale

Cet équipementier automobile à Sainte-Sève est le premier professionnel formé à installer le kit Eco l’eau. Un dispositif inventé en Finistère, et permet des économies de carburant.



L’idée

Et si l’eau pouvait nous aider à faire des économies de carburant ? C’est le principe d’Eco l’eau, système inventé en 2010 par Laurent Baltazar, Centre Finistérien. « Il s’agit d’installer un catalyseur sur la ligne d’échappement, permettant, grâce à l’échange thermique, de transformer de l’eau en vapeur d’eau » , explique ce dernier. La vapeur est alors réinjectée dans l’admission d’air, entraînant « un meilleur rendement moteur » . Le chef d’entreprise revendique, en moyenne, une économie de carburant de l’ordre de 20 %.

Pour Jean-François Pouliquen, qui a installé ce kit sur le petit train touristique de Roscoff il y a trois ans, le gain serait de 30 %. « Mais le train, d’ancienne génération, est toujours conduit par la même personne et sur un même trajet de 45 minutes » , indique le gérant.

Un effet Gilets jaunes

Laurent Baltazar admet en effet que les économies ne se font pas sentir sur les trop petits trajets. « Il faut avoir atteint une certaine température. » Jean-François Pouliquen constate également une baisse importante au niveau pollution. « Avant l’installation, le véhicule avait tendance à fumer un peu. »



La commercialisation a débuté en 2012, depuis Huelgoat. « J’en suis à environ 7 000 kits vendus, en France, mais aussi en Israël, aux États-Unis, en Russie… » . Avec des gros pics : « En 2012, quand le prix du baril était quasiment celui d’aujourd’hui ; en 2015, après la Cop 21 ; et en novembre 2018, où, comme en 2012, le coût du carburant s’est envolé. » Le chef d’entreprise, qui imagine « un retour de la taxe carbone » , pense que l’activité sera désormais moins cyclique. « La demande est là, le seul problème, c’est la logistique. »



Renseignements :  www.eco-leau.com. Tarif : hors pose, 349 € pour un véhicule léger, 499 € pour un utilitaire. Avec la pose et la garantie 2 ans pièces et main d’œuvre, 849 € et 1 049 €.