En une décennie, les États-Unis sont passés du statut de premier importateur mondial de pétrole à celui de premier producteur.

En une décennie, les États-Unis sont passés du statut de premier importateur mondial de pétrole à celui de premier producteur.

Juin 25, 2019 Ecologie, Economie by admin

Les États-Unis dominent la production mondiale de pétrole brut

ShareAmerica -12 mars 2019

Un puits de pétrole, la nuit (© Benjamin Lowy/Getty Images)
Des puits de pétrole comme celui-ci à Midland, au Texas, ont permis aux États-Unis de redevenir le plus grand producteur de pétrole du monde. (© Benjamin Lowy/Getty Images)

La production de pétrole brut des États-Unis a dépassé celle de la Russie pour la première fois depuis une vingtaine d’années, et cela à deux reprises, en juin et en août 2018, indiquent les chiffres du gouvernement américain. Les États-Unis avaient déjà doublé l’Arabie saoudite en février 2018, une première depuis plus de 20 ans, selon les estimations de l’Agence d’information sur l’énergie (EIA)*.

L’organisme américain prévoit que la production de pétrole brut des États-Unis devrait continuer à devancer celle de la Russie et de l’Arabie saoudite tout au long de 2019.

Cette hausse de la production d’énergie par les États-Unis profite aux pays du monde entier qui souhaitent avoir un approvisionnement fiable en pétrole et en gaz en provenance de marchés libres. C’est aussi une aubaine pour l’économie et la sécurité des États-Unis. Parmi les alliés qui importent du pétrole brut américain figurent le Canada, l’Inde, la Corée du Sud et l’Italie.

Tableau indiquant la quantité de pétrole produite chaque jour par trois pays depuis 20 ans (Département d’État/D. Thompson)

En 2018, la production moyenne de pétrole brut pour l’année atteindrait 10,96 millions de barils par jour, en augmentation par rapport aux 9,4 millions de barils produits chaque jour en moyenne en 2017.

Cette intensification de la production s’explique en grande partie par ce qu’on appelle la « révolution américaine du schiste ». Les entreprises américaines exploitent des techniques novatrices pour atteindre des ressources autrefois inaccessibles.

En 2017, le président Trump s’est réjoui de l’avènement d’une « nouvelle ère de l’énergie et de la production américaines » quand il a annoncé de nouveaux efforts visant à lever les restrictions sur la production d’énergie aux États-Unis.

Un train de marchandises composé de wagons-citernes (© George Rose/Getty Images)
Dans le Montana, un train de wagons-citernes transporte du pétrole brut. (© George Rose/Getty Images)

Malgré la forte demande de pétrole sur le marché américain, le pays devait exporter plus d’un million de barils par jour en 2018, a souligné la Maison-Blanche, soit presque deux fois plus qu’en 2017.

La hausse de la production américaine concerne non seulement le pétrole brut, mais aussi tous les produits pétroliers liquides. D’après l’Agence internationale de l’énergie, les États-Unis produiront d’ici 2023 plus de 17 millions de barils par jour et deviendront ainsi le premier producteur mondial de pétrole et de gaz*.

Cet article a été rédigé par la pigiste Maeve Allsup et a été initialement publié le 26 septembre 2018.

Les États-Unis exportent du pétrole vers 26 pays

FILE PHOTO: Crude oil storage tanks are seen from above at the Cushing oil hub, in Cushing, Oklahoma, March 24, 2016. REUTERS/Nick Oxford/File Photo

L’essor des pétroles de schiste a favorisé l’exportation d’or noir par les États-Unis. L’an dernier, ces ventes ont augmenté de 12% et ont desservi 26 pays.

Les États-Unis sont un pays exportateur de pétrole. Et, grâce au développement des gisements dits non conventionnels ces dernières années, notamment dans le schiste, leurs exportations ont augmenté, de 12% l’an dernier, selon les chiffres du service d’information (EIA) du Département américain de l’Énergie.

Attention, qu’on ne se méprenne pas. Les États-Unis ne sont pas exportateurs nets, comme ses voisins canadien et mexicain, comme la Russie ou l’Arabie saoudite. Premier consommateur mondial de pétrole, à hauteur de plus de 19 millions de barils par jour (Mbj) en 2015 selon les chiffres de l’annuaire statistique de BP, les États-Unis ont produit 12,7 Mbj (en comptant le brut plus les liquides extraits en même temps que le gaz). Pour satisfaire leurs besoins, ils ont importé un gros tiers de leur consommation. Ils ont même acheté pour près de 8 Mbj en 2016, plus que nécessaire, car une partie est réexportée sous forme de produits raffinés.

Le Canada, premier fournisseur… et client

Cette situation d’importateur net n’empêche pas certaines compagnies de vendre leur brut à l’étranger, arbitrant entre les prix du marché pour maximiser leur profit. En 2016, les exportations ont totalisé 500.000 barils jours, soit 4% de la production nationale. C’est à partir de 2013 que les exportations , alors symboliques, ont décollé. En 2015, 92% des ventes d’or noir des États-Unis étaient destinés au Canada, lui-même grand exportateur et premier fournisseur des États-Unis. Il existait alors une interdiction administrative d’exporter du pétrole dans de nombreux pays.

Stratégique Curaçao

Depuis la levée de ces restrictions, en 2016, derrière le Canada, les Pays-Bas étaient le premier acheteur de pétrole des États-Unis, suivi de l’île autonome de Curaçao dans les Caraïbes. Ce territoire rattaché aux Pays-Bas vit principalement du raffinage de pétrole, où opère la compagnie nationale du Venezuela. Suivent ensuite dans la liste des clients des États-Unis, la Chine, l’Italie et le Royaume-Uni. La France arrive en douzième position. Elle a importé l’an dernier moins de 10.000


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